pause affranchie 4
typographie, cliché typographique sur patron digital atelier b, 20x30, édition 7
L’estampe pause affranchie et ses variations s’intéresse au vêtement comme véhicule de projection et d’aspiration.
L’œuvre prend sa source dans l’expérience personnelle de porter, pour une séance photo, une robe conçue et produite par atelier b. En me voyant documentée dans le vêtement, je me suis amusée à me représenter la femme dans la photo, la femme qui porterait ce vêtement, la femme atelier b. J’ai écrit un court texte la décrivant, cette femme type imaginée, incarnée par moi, l’espace d’un moment. Je me suis plu à imaginer celle(s) pour qui Catherine et Anne-Marie conçoivent, celle(s) pour qui cette robe serait une peau intrinsèque, naturelle.
Cela m’a amener à réfléchir au vêtement comme costume, comme uniforme, comme armure. À réfléchir au potentiel transformateur d’un vêtement. Au vêtement comme totem. Choisir, porter, devenir.
À l'automne 2019, mon partenaire et moi avons créé une série d’estampes sur la thématique du travail. Pour l’une d’entre elles, j’ai voulu souligner le travail technique et créatif derrière l’idéation et la production d'un objet, plus spécifiquement, derrière les vêtements. J’ai utilisé des patrons d’atelier b comme canevas et isolé certains mots du texte mentionné précédemment. Ces mots sont choisis pour leur force individuelle ainsi que pour leur potentiel expressif lorsque juxtaposés. L’œuvre en vient à aborder le travail des femmes et le travail invisible. Les mots «pause» et «affranchie» suggèrent l’émancipation, le «self-care», la lenteur et, par l’homophonie (pause/pose), le confort dans le corps et la force.
pause affranchie
Le cadre magnétique en bois sur la photo peut être acheté avec l'affiche au prix de 20$.
Le cadre est fabriqué par les artisans Le Tenon et la Mortaise.